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Le proche aidant

Photo du rédacteur: Cabinet ReikiSoCabinet ReikiSo

Qu'est-ce que cela veut dire « être proche aidant » ? Comment et à partir de quand se reconnaît-on comme tel ? Comment vivre au mieux cette réalité et éviter le burn out du proche aidant ?





Qui est considéré comme proche aidant ?


Juridiquement, le proche aidant est défini comme étant une « personne qui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne d'une personne en perte d'autonomie, du fait de l'âge, de la maladie ou d'un handicap ».


Être un proche aidant n’est pas un travail quelconque, mais un rôle investi physiquement et émotionnellement. En plus de prendre en charge un proche en perte d’autonomie, l’aidant partage en effet avec lui sa souffrance ainsi que ses angoisses face à la maladie.


Tout droit vers le burn out?


Avec le cumul des responsabilités personnelles et professionnelles, surcharge mentale, votre rôle de proche aidant vous éprouve beaucoup. Au point de vous mener au burn-out. Le phénomène est réel. Voici comment déterminer si vous en souffrez, et comment vous en préserver.


Une charge à assumer qui augmente


Par ailleurs, il ne faut pas négliger la dimension évolutive des pathologies et troubles du proche aidé : la charge à assumer devient ainsi plus lourde chaque jour de même que la peur de perdre la personne dont on s’occupe.


Enfin, cette responsabilité s’ajoute aux responsabilités professionnelles des aidants : 61% d’entre eux s’occupent de leur proche tout en continuant à travailler.


Prendre soin de quelqu’un est une responsabilité quotidienne face à laquelle on peut d’ailleurs se sentir très seul : 8 aidants sur 10 ont ainsi le sentiment de ne pas être assez soutenus ou considérés par les pouvoirs publics.


A cela s’ajoute la difficulté à déléguer : demander à quelqu’un de prendre le relais est parfois interprété comme un aveu de faiblesse et source de culpabilité.


A noter également, le proche aidé ne veut pas d’une autre personne pour le soutenir au quotidien.


Or la place du proche aidé dans la vie quotidienne est souvent très importante, voire envahissante : 1 aidant sur 4 déclare consacrer 20h et plus à soutenir un proche: parfois au détriment de sa santé, très souvent au détriment de sa vie sociale, personnelle et familiale.


Dans les cas les plus extrêmes, les proches aidants s’isolent peu à peu de leur entourage pour ne plus se consacrer qu’aux proches qui ont besoin d’eux.


Un épuisement émotionnel, physique et psychologique


La lutte quotidienne contre la perte d’autonomie du proche dont vous avez la charge vous expose à un stress permanent qui se manifeste, en premier lieu, par un état de fatigue intense, voire chronique, un peu comme si toutes vos ressources étaient épuisées :

  • sur le plan émotionnel, vous devenez très (trop ?) sensible ou irritable

  • sur le plan physique, vous vous sentez fragilisé : vous êtes sujet à des infections de plus en plus nombreuses et des douleurs chroniques (mal de dos, maux de têtes, de ventre …)

  • sur le plan psychologique, enfin, vous éprouvez un stress intense, parfois des angoisses, votre sommeil est perturbé et votre humeur, changeante


Un détachement et un désinvestissement


Quand votre rôle de proche aidant devient trop lourd à porter, que votre tâche vous semble trop exigeante, votre inconscient réagit pour vous protéger : il vous fait prendre de la distance.

Vous vous repliez alors sur vous-même jusqu’à vous détacher de vos responsabilités. Vous incriminez votre entourage pour ce mal-être et vous en arrivez à une certaine indifférence face à leur souffrance, parfois même une forme de cynisme, voire d’agressivité.

Cela n’a rien à voir avec les sentiments qui vous lient au proche dont vous avez la responsabilité. C’est un mouvement d’autodéfense révélateur d’un véritable mal-être d’autant plus lourd à porter qu’il s’accompagne généralement d’un sentiment de culpabilité.


Une forme d’autodépréciation


À l’inverse, vous pouvez être assailli par un sentiment d’échec, d’inutilité, d’incapacité à être à la hauteur de votre rôle. Doutes et culpabilité vous accablent et vous empêchent de vous occuper correctement du proche dont vous vouliez pourtant prendre soin. Malgré tous vos efforts, vous avez la sensation d’être dans une impasse.


Si vous observez la présence récurrente de l’un ou plusieurs de ces symptômes, il est urgent d’aller consulter un professionnel qualifié pour diagnostiquer un burn-out de l’aidant. Cela vous permettra d’être soutenu et accompagné.


Quelles solutions pour souffler ?

 

Congé du proche aidant


Le congé de proche aidant permet au salarié de s'occuper d'une personne handicapée ou âgée ou en perte d'autonomie. Ce congé est accessible sous conditions (lien familial ou étroit avec la personne aidée, résidence en France de la personne aidée) et pour une durée limitée. 


Le droit au répit


Un « droit au répit » a bien été prévu par la loi, mais il est peu utilisé dans les faits : il n’est donc pas rare de voir les aidants familiaux éprouver une sensation d’étouffement, voire de piège qui se referme, face à cette situation, sans qu’ils parviennent toutefois à en sortir.


Encore méconnu, le droit au répit reconnaît l'importance et le rôle des proches aidants, et prévoit plusieurs dispositions pour leur permettre de prendre un temps de repos.


Comment ? Dès que le plafond du plan d’aide APA de la personne aidée est atteint, vous pouvez toucher votre droit au répit et l’utiliser pour financer, dans la limite de 500 euros par an, l’une des solutions de répit suivantes :

  • L’accueil du proche aidé dans une structure d’hébergement temporaire, en établissement ou en accueil familial ;

  • la prise en charge de la personne en perte d’autonomie dans un accueil de jour ou de nuit ;

  • des heures d’aide à domicile.

 

Prévenir et éviter un burn-out passe aussi par des solutions qui permettent d’en alléger la charge mentale. Et elles sont nombreuses.


Trouver des solutions de soutien et d’écoute


  • Les groupes de paroles

  • Les solutions d’écoute à distance

  • Les associations d’aidants


Trouver des solutions d’aide à domicile par des professionnels


Il y a une corrélation étroite entre l’état du proche aidant et celui du proche aidé : quand on ne va pas bien, on ne peut pas bien prendre soin de quelqu’un d’autre.


Ainsi, outre la dégradation de l’état de santé de l’aidant, un burn-out peut aussi porter préjudice au proche en perte d’autonomie.

(source france-assos-sante.)

Ne pensez pas ici que l’on vous culpabilise, il est important que vous preniez conscience que vous êtes fragile comme tout le monde et que vous avez le droit de dire « Stop ! Je vais mal, je suis fatigué(e), j’ai besoin d’aide. »


Votre rôle est un rôle de conjoint(e), d'enfant, d’ami(e) mais vous n’êtes pas aide-soignant(e), ni infirmière/ infirmier, ni aide à domicile, ni kiné, ni ergothérapeute.

Votre proche qui a besoin de vous, devra accepter que vous avez besoin d’être remplacé(e) parfois ou de façon pérenne.


Besoin de soutien ? Je suis là pour vous accompagner au Cabinet ReikiSo. Vous retrouverez énergie et motivation tout en profitant d’un moment à vous, pour vous.





 

 

Toujours dans le respect de la déontologie, je propose des outils pour vous aider.

Ce que je propose ne se substitue ABSOLUMENT PAS à un traitement médicamenteux, à un suivi psychologique par un psychiatre, à un soin chez le dentiste,  à une consultation chez un docteur.

Je vous invite même à consulter votre médecin en premier et de venir faire des séances si vous le souhaitez . Je suis indépendante, libre de mes pensées et de mes actes.

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